L’histoire des greffes et des transplantations
trouve son origine au XIXe siècle lorsque pour la première fois un médecin
suisse, Jacques Reverdin, couvrit la surface d’une plaie avec de petits
morceaux d’épiderme. La première greffe de tissu réussie chez l’Homme est la
greffe de cornée réalisée par le Dr Arthur Von Hippel en 1886. Les greffes se
développèrent ensuite au XXe siècle. Les deux greffes qui ont marquées
l’Histoire. D’abord, la première greffe du cœur au monde, réalisée par
Christiaan Barnard, en Afrique du Sud, et la suivante, la première greffe
de poumon à un condamné à mort Américain. La greffe est un transfert de
cellules, de tissus ou d’un organe prélevés soit sur lui même (autogreffe) ou
sur un donneur (xénogreffe). La personne qui bénéficie de la greffe s’appelle
receveur. La compatibilité entre donneur et receveur et capitale. La greffe de
moelle osseuse est une procédure médicale très délicate utilisée dans le
traitement de certaines tumeurs, de leucémies ou du cancer du sein à la suite
d’une chimiothérapie intensive. Les cellules de la moelle osseuse,
détruite par le traitement de la maladie sont alors remplacées par des cellules
greffées. De 2007 à 2014, le nombre d’inscrits sur la liste
d’attente de greffes est passé de 7292 à 12713. De ces 12713
inscrits, 579 sont morts faute de n’avoir trouvé un donneur à temps. En
France, en 2014, il y a eu 5357 greffes. Actuellement, nous avons la
possibilité de greffer de nombreux organes tels que le cœur, les poumons, le
pancréas, le foie, le rein et plus difficilement l’intestin.
Les chirurgiens ont la capacité à greffer
des tissus, la corné, l’os, les valves cardiaques, les vaisseaux sanguins et la
moelle osseuse. Et aussi des tissus composites, tels que les mains ou une
partie du visage. Nous allons donc étudier comment peut on expliquer que
les dons d’organes pour les greffes soient si peu fréquentes ? Dans un premier
temps nous verrons la greffe un nouvelle chance ? Puis dans un second temps les
contraintes morales et oppositions psychologiques.