III)b) L’évolution législative concernant la mort


Pour les rédacteurs du Code civil, la mort était un fait visible et évident qui pouvait être déduit de certains signes irréfragables tels que la fixité, la rigidité, l’absence de respiration et de pouls, le refroidissement du corps. Bien que ne soit pas donnée une définition précise de la mort. Or nous ne pouvons bénéficier de certains organes tes que le cœur qu’avec un donneur décédé. La condition de mort joue donc un rôle primaire pour les patients nécessitant une greffe du cœur. Nous allons donc voir la législation concernant les décès, Avec des textes de lois précisant la notion de « mort » :

C’est seulement dans les années 1941 qu’un décret reconnait légalement l’arrêt de la circulation sanguine comme signe de la mort. Auparavant sans la technologie actuelle, aucun signe n’était reconnu pour affirmer celle-ci. Puis, la notion de mort, au fil des âges évolue. Grace aux nouvelles découvertes de l’époque.

Vers les années 50 des médecins découvrent la mort cérébrale. Cette mort fut tout d’abord décrite par les professeurs P. Mollaret et M. Goulon sous le nom de «  coma dépassé » puis c’est en 1968 que cet état fut reconnu comme un état de mort avec le concept de mort cérébrale adopté en France par la circulaire Jeanneney.

Enfin, le décret du 2 décembre 1996 fait paraitre la définition de mort encéphalique. Elle désigne un état dans lequel toutes les fonctions cérébrales sont arrêtées alors que les fonctions cardiaques sont maintenues.

Les critères cliniques devant être présents pour affirmer cet état sont :


- 1. Absence totale de conscience et d'activité motrice spontanée ;
- 2. Abolition de tous les réflexes du tronc cérébral ;
- 3. Absence totale de ventilation spontanée, confirmée par une épreuve d’hypercapnie, si la personne est sous ventilation mécanique


Cependant  ces signes cliniques ne suffisent pas, dans le cas de personnes décédés cliniquement.  Il faut donc ajouter à cela des examens qui confirmeront la destruction total et irréversible du cerveau tel que :


- Soit deux électroencéphalogrammes, dit « EEG » nul et réfractifs d’une durée de trente minutes, à quatre heures d’intervalle.


- Soit une angiographie prouvant l’arrêt de la circulation encéphalique.


De plus le diagnostic de mort encéphalique  doit être effectué par deux médecins qui travaillent dans un domaine diffèrent de la transplantation.