Le Don d'Organes
Après une année à travailler sur un sujet choisi par nos petits soins, nous vous présentons sous forme de blog le plan complet de notre TPE.

Bonne lecture, nous espérons que vous apprécierez le travail qu'on a pu fournir.

Introduction


L’histoire des greffes et des transplantations trouve son origine au XIXe siècle lorsque pour la première fois un médecin suisse, Jacques Reverdin, couvrit la surface d’une plaie avec de petits morceaux d’épiderme. La première greffe de tissu réussie chez l’Homme est la greffe de cornée réalisée par le Dr Arthur Von Hippel en 1886. Les greffes se développèrent ensuite au XXe siècle. Les  deux greffes qui ont marquées l’Histoire. D’abord, la première  greffe du cœur au monde, réalisée par Christiaan Barnard, en Afrique du Sud, et la suivante, la première greffe de poumon à un condamné à mort Américain. La greffe est un transfert de cellules, de tissus ou d’un organe prélevés soit sur lui même (autogreffe) ou sur un donneur (xénogreffe). La personne qui bénéficie de la greffe s’appelle receveur. La compatibilité entre donneur et receveur et capitale. La greffe de moelle osseuse est une procédure médicale très délicate utilisée dans le traitement de certaines tumeurs, de leucémies ou du cancer du sein à la suite d’une chimiothérapie intensive. Les cellules de la moelle  osseuse, détruite par le traitement de la maladie sont alors remplacées par des cellules greffées. De  2007 à 2014, le nombre d’inscrits sur la liste d’attente de greffes est passé de 7292 à 12713. De ces 12713 inscrits, 579 sont morts faute de n’avoir trouvé un donneur à temps. En France, en 2014, il y a eu 5357 greffes. Actuellement, nous avons la possibilité de greffer de nombreux organes tels que le cœur, les poumons, le pancréas, le foie, le rein et plus difficilement l’intestin. 



 Les chirurgiens ont la capacité à greffer des tissus, la corné, l’os, les valves cardiaques, les vaisseaux sanguins et la moelle osseuse. Et aussi des tissus composites, tels que les mains ou une partie du visage. Nous allons donc étudier comment peut on expliquer que les dons d’organes pour les greffes soient si peu fréquentes ? Dans un premier temps nous verrons la greffe un nouvelle chance ? Puis dans un second temps les contraintes morales et oppositions psychologiques. 


I)a) La procédure

  Tout le monde peut donner un de ses organes après sa mort, que ce soit un mineur ou un retraité. Pour les mineurs, il faut l'accord des parents ou des tuteurs légaux, mais si l'enfant avait parlé de son choix, le plus souvent il est pris en compte. Cette démarche est obligatoire. Puis, pour les majeurs, il leur suffit juste d'en parler à leurs proches ; leurs amis ; leurs collègues … Car, en cas de décès brutal, ils peuvent être contactés pour savoir si le défunt était pour ou contre le don d'organe. Mais s'ils ne le savent pas, c'est aux proches de prendre la décision. Le plus souvent, les décès sont dus à des traumatismes crâniens, des accidents vasculaires cérébraux, ou même des arrêts cardiaques. Mais pour que les organes soient prélevés, il faut que cette personne soit décédée à l'hôpital, car les médecins peuvent maintenir artificiellement son activité cardiaque et sa respiration pour préserver les organes en attendant un prélèvement possible. Le plus souvent cela ne dure que quelques heures. La greffe permet donc de remplacer un organe défectueux par un autre fonctionnel. Un organe est une parie du corps qui remplit une ou plusieurs fonctions bien déterminées. Chaque organe est essentiel au bon fonctionnement de notre organisme.
  Tout d’abord, les greffes les plus pratiquées sont les allogreffes, elles concernent les cas où donneur et receveur font partie de la même espèce biologique. Plus le système immunitaire du donneur et du receveur sont proches, moins il y a possibilité de rejets de greffons (correspond au tissu ou à l’organe qui va être ajouté ou qui va remplacer la partie malade du patient)
  On ne peut pas toujours prélevés les organes après la mort, par exemple si une personne possède une carte de donneur décède tragiquement dans un accident de voiture et que ses organes ou tissus sont inaptes à l’opération, aucun prélèvement ne sera réaliser. Dans 90% des cas, les organes sont prélevés chez des personnes en état de mort encéphalique, c’est-à-dire que le cerveau a été détruit de manière irrémédiable.
Don du vivant :
  Pour effectuer un don d'organes de son vivant, il est nécessaire de remplir les conditions suivantes : avoir un lien familial avec le receveur, ou un lien affectif, en justifiant d'une vie commune ou d'un lien stable d'au moins deux ans avec le receveur, être compatible, être en bonne santé et accepter le processus de don et de greffe. Généralement, il s'agit du don d'un rein, ou d'une partie du foie.
Don post-mortem :

  Le don d'organes post mortem est possible dans de rares circonstances : lors d'un décès après un traumatisme crânien, après un accident vasculaire cérébral ou après un arrêt cardiaque. Il n'existe pas de limite d'âge ou de contre-indications liées à une éventuelle maladie pour les donneurs. 

  Ce type de don se déroule de la façon suivante : Décès du donneur potentiel, puis vérification du registre national des refus. Si le défunt n'y est pas inscrit, les équipes médicales discutent avec la famille. 
En cas d'accord un bilan sanguin et un examen des organes du donneur sont effectués. S'ensuit une attribution des organes aux receveurs compatibles suivis de prélèvements, du transport des greffons et de l'intervention chirurgicale.
  En France, en 2011, il y a eu 4945 greffes de réalisées dont 6,4 ont été faites grâce à des donneurs vivants.


  Quand une personne est en état de mort encéphalique, une assistance artificielle maintient les activités respiratoires et cardiaques pour conserver une fonction des parties vitales et d’autres organes.

I)b) Les avantages de la greffe

   La greffe est souvent vécue comme une seconde naissance. De nos jours, bien qu'une personne soit greffée, elle peut reprendre une vie presque normale. Certes, elle fait gagner en espérance de vie, mais elle retrouve l'envie de faire certaines choses. En effet, elle peut refaire du sport, avoir des enfants, reprendre une activité professionnelle...
Une durée de vie supplémentaire :
        Le premier des avantages est la durée de vie supplémentaire qu'offre la greffe. Certaines personnes greffées du cœur peuvent être heureuses d'avoir vécu 20 ans supplémentaires  avec leur greffon (partie de l'organisme prélevée afin de le greffer), en ayant profité de la seconde vie qui leur était offerte. De plus, leur qualité de vie est améliorée de façon spectaculaire, bien qu'elles ne soient jamais guéries.
        Même si la greffe est pratiquée depuis de nombreuses années (voir a), la survie des receveurs et leur qualité de vie ne cessent de s'améliorer. Ces dernières années, la vie d'une personne greffée est nettement plus agréable et proche d'une vie normale qu'il y a 30 ans grâce à l’amélioration de la médecine. Chaque greffe est un cas unique, qui a ses propres avantages. Par exemple, recevoir un rein, c'est éviter la dialyse (épuration artificielle du sang, un traitement dur à supporter). Recevoir un cœur, c'est échapper à la mort, tout comme recevoir des poumons.
Une reprise de la scolarité ou de l'activité professionnelle :
        Un des autres avantages est de pouvoir reprendre une scolarité normale pour des patients étudiants. Après tout ce temps passé à l'hôpital, ou avec de longues périodes d'hospitalisation durant l'année scolaire, les patients ont perdu le fil de leur scolarité. Il est impossible de pouvoir rattraper leurs cours ou avec de nombreuses difficultés, après un séjour à l'hôpital. Ainsi la greffe leur permet de pouvoir retourner à l'école comme les autres enfants de leur âge, se faire des amis, suivre des cours normalement.
        De même pour les adultes, ils peuvent reprendre parfois, suivant leur état de santé et leur métier, leur activité professionnelle. La majorité des transplantés décident de reprendre leur travail, souvent par désir d'être « comme les autres ». Mais reprendre un emploi à plein temps est difficile, il faut donc réaménager son emploi du temps de travail. Cette reprise à temps partiel s'appelle un mi-temps thérapeutique. C'est la caisse de la Sécurité Sociale qui verse des indemnités pour les périodes non-travaillées. Le patient est donc rémunéré à plein temps. C'est un médecin de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie qui donne son accord ou non pour le mi-temps, demandé par le médecin traitant.
        Les transplantés ne bénéficient pas obligatoirement du statut de travailleur handicapé ou d'une carte d'invalidité, la loi étant trop vague à ce sujet, et cela dépend de l'histoire du malade.

Pratiquer un sport :
        Après une greffe, pratiquer une activité physique régulière est une bonne chose, et elle est souvent encouragée par les médecins. Le premier avantage est thérapeutique : réhabituer le corps à l'effort et aux gestes courants. Le second est psychologique : « réconcilier la personne greffée avec son corps ». L'activité physique donne au patient une impression de bien-être. Cette reprise de l'activité physique doit se faire progressivement, pour que la personne greffée apprenne à suivre son propre rythme.




La possibilité d'avoir des enfants :
        L'un des plus beaux avantages est celui de pouvoir avoir des enfants. Cela n'est pas sans risques, mais c'est à nouveau possible. Enfin, il faut savoir que, malheureusement, dans 50% des cas, les bébés naissent prématurément, et sont plus petits que les autres bébés. Cela est dû à un retard de croissance durant la grossesse. Parfois, des complications peuvent avoir lieu, après la grossesse. On conseille le plus souvent d'attendre deux ans après la transplantation, avant d'envisager une grossesse. Le traitement devra aussi être revu, afin d'éviter une malformation du fœtus à cause de médicaments anti-rejet. Le suivi sera important, il faut compter un suivi régulier après l'accouchement. L'accouchement ne peut pas se faire dans n'importe quel hôpital. Avoir un bébé après une greffe est donc possible, il suffit juste de prendre quelques précautions.
  Certes, durant les quelques premiers mois qui suivent la sortie de l'hôpital, le suivi est dur, il faut se rendre régulièrement à des visites médicales et à des examens. Mais c'est beaucoup moins lourd que le suivi de la maladie avant la greffe. Il s'agit juste de s'assurer que tout se passe bien, et de détecter le plus tôt possible une éventuelle complication. Les transplantés consultent leur chirurgien  une fois par semaine au début pour faire un examen clinique. Cette consultation permet de revoir les dosages des médicaments qui diminuent au cours des premiers mois de la greffe. A partir du deuxième trimestre, si tout se passe bien, les consultations s'espacent, et l'on revoit le chirurgien tous les mois, puis tous les deux ou trois mois après la première année.
Tous les ans, des « bilans » approfondis sont effectués. Et régulièrement, on réalise des examens sanguins qui permettent de contrôler de nombreux facteurs : médicaments, …

  La greffe n'est donc pas une simple opération. La greffe n’est donc pas véritablement une guérison complète. Une personne greffée n’est pas pour autant guérie. Mais elle offre une seconde vie.

I)c) Les inconvénients de la greffe

Comme nous l'avons vu précédemment, la greffe d'un organe est un évènement positif bouleversant la vie du receveur, C'est une sorte de nouvelle naissance qui lui  permettra notamment de vivre plus longtemps en remplaçant son organe défectueux, par un autre fonctionnel, que l'on nommera  le greffon. Mais cette nouvelle vie offerte n'est pas toujours rose, cette opération changera à jamais la façon de vivre du receveur.                                                                          En effet Avant l'annonce de la greffe, pendant la période postopératoire, et après l'opération, La famille et le patient lui même, seront contraint à de nombreux désavantages, Qu’ils soient Budgétaires, Psychologiques ou duent aux maladies. Voilà pourquoi il serait intéressant après avoir étudié les avantages d'une greffe, d'en noter les inconvénients.
Le rejet
  Le principal risque dû à l'intervention est celui du rejet de greffe. En effet nôtre organisme supporte très peu les "corps étranger". Lorsque ceux-ci sont détectés, le système immunitaire est chargé de s'en débarrasser, comme pour les virus ou les bactéries. On peut donc parler de rejet lorsque les globules blanc attaquent puis détruisent le greffon. C'est un phénomène naturel. le greffon ne sera jamais reconnu comme faisant parti de l'organisme. Il n'y a pas de temps défini pour l'apparition d'un rejet, il peut avoir lieu quelques heurs ou plusieurs années après la greffe, c'est pourquoi Le patient devra prendre des antirejet pour éviter que le système immunitaire veuille se débarrasser du greffon. Ce phénomène est réversible en adaptant le traitement. Si la réaction au greffon n'est pas maitrisée, elle peut conduire au rejet de ce dernier, ou à la mort du patient. Voilà pourquoi plus l'organe du donneur et l'organisme du receveur sont compatibles, plus le risque de rejet ne sera faible.
Les rejets sont de plus en plus rares du fait de la technique de greffe de mieux en mieux maîtrisée et surtout des progrès des traitements. Par ailleurs, on sait les diagnostiquer tôt et les traiter. Ils ne conduisent au décès que rarement.
  Les principaux antigènes de transplantation sont les antigènes d'histocompatibilité, appelés antigènes HLA.
Ces antigènes sont des molécules présentes sur l'ensemble de nos cellules, très polymorphes au niveau de l'espèce humaine, ce qui en d'autres termes signifie que la probabilité que deux individus non apparentés soient HLA identiques, est un événement exceptionnel.
Le système HLA pourrait ainsi être considéré comme une carte d'identité biologique, permettant de différencier les individus entre eux.
Ceci explique qu'en situation de greffe d'organe, le greffon étant le plus souvent issu d'un Donneur non apparenté, les différences dans le système HLA entre le Donneur et le Receveur (appelées aussi incompatibilités) existent et vont stimuler la réaction de rejet immunologique du Receveur.
Des différences dans d'autres systèmes antigéniques que le système HLA sont également capables de stimuler cette réaction de rejet immunologique. Citons pour exemple le système des groupes sanguins ABO dont le pouvoir stimulant est également très fort en cas d'incompatibilité.
Heureusement dans ce dernier cas, compte tenu du polymorphisme beaucoup moins étendu de ce système, il est plus facile de respecter l'appariement compatible du Donneur et de son Receveur
  Il existe trois types de rejets :
  Le rejet hyper aigu
Il survient dans les heures qui suivent la transplantation. Essentiellement en transplantation rénale et semble plus rare en transplantation cardiaque ou hépatique. La conséquence en est au niveau du rein la thrombose des artères et la nécrose hémorragique du greffon nécessitant la transplantectomie d'urgence. Il n'existe pas de traitement curatif. Le seul traitement est préventif.
  Le rejet aigu
Il peut survenir à partir du 4e jour après l'opération. Après une transplantation cardiaque, le rejet aigu se déclare le plus souvent dans les 6 premiers mois, et en général le 7ème jour après la transplantation. Il se traduit par une perturbation de l'organe transplanté.
  Le rejet chronique
Plus les rejets aigus ont été nombreux, plus celui-ci sera précoce. Il consiste en une lente détérioration fonctionnelle du greffon. Ce qui au bout de quelques dizaines d'années conduit à la perte de l'organe transplanté. Les médicaments immunosuppresseurs (a la capacité de réduire les réactions spécifiques de l'oragnisme) ralentissent cette évolution, mais ne suppriment pas ce processus.

 L'état psychologique
Pour subir une greffe, il faut s'inscrire automatiquement sur une liste d'attente. Et tout les patients souffrent d'une maladie grave, invalident, qui peut être fatale à plus ou moins court terme. Cette situation, met donc à rude épreuve la résistance physique et morale de la famille qui vit dans l'inquiétude d'un donneur trop tardif. Mais ce n'est pas tout, les transplantations d'organes vont à l'encontre des lois de la nature et de l'éthique humaine en transgressant deux lois tabou : Celle de respecter l'intimité corporelle, marqué par l'interdit de la dissection des cadavres, et celui du respect des formes spontanées du vivant, marqué par l'interdiction de la fabrication de chimère biologiques (deux groupes de cellules distinct). Donc bénéficier des organes sur un corps en mort cérébrale ou chez un donneur vivant, induit des réactions émotionnelles d'une extrême complexité.

Avant la greffe, le patient a des peurs liées à l'attente il se demande si on va l'appeler, bien qu'il soit inscrit, combien de temps à attendre avant d'être greffé, et la peur de l'échec de la greffe.

La période postopératoire n'est pas moins facile car, bien qu'il soit soulagé d'avoir pu bénéficier d'une transplantation, le patient a d'autres angoisses, liées à une dose massive de médicaments ou aux risques liés à la greffe. Le greffon n'est pas toujours toléré par l'organisme, et privés de ses défenses immunitaires, le malade n'est pas sûr de résister à une éventuelle infection.
Quand on leur parle d'avenir, les personnes greffées restent parfois songeuses, surtout les plus jeunes. Certains pensent que leur organe tiendra toute une vie... Les médecins sont là pour leur rappeler que ce n'est pas une perspective très réaliste.
  Après l'intervention, le patient peut présenter des symptômes de confusion mentale, de dépression, voire traverser un épisode psychotique (maladie mentale) qui se manifeste par un délire plus ou moins important. Ces troubles sont le plus souvent présents sur les transplantés cardiaques, cardio-pulmonaires et hépatiques. Ils sont dus à un long séjour en réanimation et par les doses massives de cyclosporine (médicament immunosuppresseur) qui leur sont administrées pour éviter le rejet (antidépresseurs, neuroleptiques ou anxiolytiques).
Dans certains cas, après que le transplanté retourne dans son foyer, il peut être habité par l'angoisse de la mort, il est si terrifié à l'idée de perdre le greffon qu'il ne parvient pas à reprendre pied, il est l'affût du moindre signe annonciateur de complications. et ne parvient plus à retrouver une vie normale. Mais même si certains considèrent pendant longtemps que cet organe est étranger et ont du mal à se l'approprier, il ne faut pas généraliser car dans bien des cas, les patients ne ressentent pas de troubles et reprennent une vie sereine.
Pour limité les problèmes psychologiques liés à la greffe, tout les patients bénéficient d'un entretient systématique lors du bilan de pré transplantation. Mais dans la pratique, tous les services de transplantations ne dispose pas d'un psychologue attitré. Ainsi, certains patients bénéficient encore d'une greffe sans aucun soutien ni suivi psychologique.

3) Les traitement
  Le Traitement ce fait par des immunosuppresseurs. L'objectif est d'affailir le système immunitaire du greffé en réduisant ses défenses immunitaires, afin qu'il ne puisse pas combatre le greffon, tout en le gardant à un seuil assez élevé pour qu'il puisse maintenir son rôle qui consiste à proteger l'organisme. Ce traitement compliqué à équilibrer devra tenir jusqu'à la fin de la duré de vie du greffon. En prenant ces médicaments le patient sera contraint a une hygiène de vie très rigoureuse, interdiction du tabac, limitation de l'alcool et un contrôle du poids stricte. Le patient devra aussi prendre impérativement ses médicaments tous les jours, et l'ordonance qu'il reçevra doit être parfaitement respectée (nombre et heures de prise). Il faut prendre des comprimés toutes les douzes heures, donc toujours les avoirs sur soi. Le patient doit donc être « discipliné », Il devra être prudent, surtout pendant les semaines suivant l'opération. Car des études montrent que dans un cas sur trois, l'échec d'une greffe est dû au non respect du traitement par le patient.
  Il n'existe pas de traitement spécifique après une greffe, cela dépendra de l'organe transplanté et du système immunitaire du patient. il aura donc une ordonnance spécifique. Et c'est l'association de plusieurs médicaments qui va être prescrite par le médecin.
  Chaque molécule à ses effets secondaires (par exemple : impossibilité de rester longtemps au soleil, verrues..), et l'immunosuppression a ses effets indésirables également. En effet, le risque d'infections et cancers n'est pas négligeable. Mais une surveillance quotidienne et un traitement adapté garantirons de limiter ces effets. Les médicaments ayant pour but de réduire les défenses immunitaires du patient le rendent extrêmement sensible à toutes les agressions extérieures. C'est pour cela qu'il doit se rendre immédiatement chez son médecin au moindre signe d'infection bactérienne, virale, ou due à un champignon. A la moindre douleur ou fièvre, le patient devra également se rendre chez le médecin. Car ces derniers peuvent être le symptôme d'une réaction négative au traitement. Plus les traitements sont pris tôt, mieux on en vient à bout.
  Certains patients réagissent mieux que d'autres au traitement ou résistent plus aux infections. d'autres supportent plus facilement les effets secondaires des médicaments. Tous réagissent d'une façon différente au traitement. Voilà pourquoi la vigilance du patient ne devra jamais être relâchée.


  Il faut aussi noter que lorsque l'on est  sous un traitement immunosuppresseur, les précautions dans la prise des médicaments est primordiale. Car le fait d'absorbé plusieurs types de médicaments en même temps. Donc en quelque sorte de les mélanger, peut provoquer une modification des propriétés des médicaments, ce qui pourrait les rendre toxiques.

II)a) La Religion

  Comme nous l’avons vu précédemment, il y a différentes sortes de rejets. Nous pensions que la religion était un des « désavantages » mais suite à différents appels aux Porte Parole des religions, nous avons reçu une réponse concrète. On a eu la chance de pouvoir contacter 3 représentants, pour la religion Catholique nous avons contacté l’Evêché de Strasbourg ; pour le Judaïsme, le Rabin de Mulhouse ; et pour la religion Musulmane, l’Imam d’Annecy. Nous mettrons donc dans cette sous-partie, le cours résumé de ce qu’on a pu apprendre de l’avis de la religion suite au don d’organes.


L’Evêché de Strasbourg :
  Il nous a appris que la religion catholique n’était pas contre le don d’organes mais qu’il faut « respecter le corps du défunt », le donneur doit être mort et ne pas donner un organe qui pourrait lui causer des problèmes. Et que le catholicisme prêchait l’indisponibilité du corps humain, qu’il ne faut donc pas en abuser, il nous a cité une métaphore : «Imaginons que le corps soit une carrière de minerais et que chacun en emprunterait un peu, au final la carrière ne se porterait pas bien, ce serait un prélèvement qui diviserait l'accord libre ».
  Nous pouvons donc en conclure que la catholique autorise le don d’organes mais avec certaines limites et un respect du corps du donneur.

Le Rabin de Mulhouse :
  Le Rabin nous a affirmé que la loi juive autorisait le don d’un organe « si et seulement si il est absolument sûr que celui-ci sera employés pour sauver une vie ».
  « Même si la Torah (recueil sous 5 livres, qui constitu l'enseignement du Judaïsme) ordonne d’être enterré vivant, sauver la vie de quelqu’un est très important, on ne peut laisser quelqu’un dans le besoin ».
  Par contre pour prélever un organe sur un pratiquant du judaïsme, il faut que le cœur du donneur soit « battant », sinon la loi juive considère que c’est un meurtre.
  Nous pouvons donc en conclure que cette religion aussi autorise le don d’organes avec également certaines conditions.



L’Imam d’Annecy :
  Nous avons seulement pu contacter l’Imam d’Annecy via une camarade de classe qui a bien voulu traduire les réponses qu’il a pu nous fournir suite à notre demande de témoignage. Il nous a donc répondu avec de nombreux arguments et les différentes choses à savoir si l’on veut donner un organe en tant que Musulman pratiquant.
  Il nous a tout d’abord cité un rapport à Allah (Dieu) « Il est le créateur de tout. Il a créé l’Homme donc celui-ci lui appartient, ce qui revient à l’idée qu’Allah est le maître du corps humain. Cependant, l’Homme peut donner l’un de ces organes comme il peut aussi faire une sadaqa (donner quelque chose à quelqu’un dans le besoin). L’Islam est la religion de paix qui appelle à la fraternité et à l’entraide. Donner un organe, c’est sauver la vie de quelqu’un et de lui permettre de continuer une vie normale ».
  Il nous a cité quelques versets qui racontaient les paroles de plusieurs prophètes qui fessait références à l’entraide et le don. Ensuite il nous a dit les différentes « possibilités» :
-          Si au cours de sa vie, la personne a autorisé le prélèvement de son organe, c’est qu’elle avait fait son choix et il faut donc le respecter.
-          Si la personne n’avait pas prescrit comme quoi on peut lui prendre un organe après sa mort, c’est donc à la famille de décider.
-          Si la personne à refusé de donner un de ses organes il est donc interdit de le faire même si la famille est d’accord.
Mais cependant il existe certains « critères » :
-          Si c’est une personne vivante qui donne un de ses organes, il ne faut pas que celui-ci lui soit vitale, citation ; Al Baqara (sourate 2 ; 286 versets) « Ne vous jetez pas par vos propre mains dans la destruction ».
-          Si le donneur est malade, ses organes doivent être prélevés que quand le médecin a fait le diagnostic de sa mort, pour être sur que le don n’est pas provoqué sa mort, que ce soit d’une autre cause (maladie…).
-          Le donneur et sa famille ne doivent demander de l’argent car ceci doit être un acte pour « l’Humanité ».
-          Le corps du donneur doit être respecté avec le plus grand soin possible car le corps est considéré comme sacré même après la mort.
-          La transplantation doit s’effectuer à l’hôpital et avec des témoins pour être sûr qu’il y est possibilité de trafic, d’abus… C’est considéré comme « haram » (péché).


II)b) La pénurie du don d'organe, facteur d’immoralité

Le prélèvement forcé d'organe
  L'homme est t'il le maître de son propre corps et de ses organes ? Toute porte à croire que non. En effet, depuis peu longtemps, plus précisément le 19 mars 2015, un amendement a été adopté par la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale. Cet amendement renforce le principe du consentement présumé au don d'organes. L'avis de la famille ne sera donc plus consulté au sujet du don d'organe de leurs proches décédés. Cette évolution législative est inquiétante pour bon nombre de personnes puisqu'elle concerne nos libertés individuelles.
  En effet, maintenant, La non-inscription sur le registre national du refus serait considéré, en toutes circonstances, comme l’expression présumée ou tacite d’un consentement au don d’organes. Un décret en Conseil d’État fixera avant le 1er janvier 2017 les modalités d’expression et de révocation de refus.
Cette loi impose tous adultes automatiquement comme un donneur, et seule l'inscription sur le registre national du refus empêcherait le prélèvement obligatoire de nos organes. Nous l'avons vu précédemment, avant cette décision, l'avis de la famille était en toute circonstance demandée et si cette dernière s'opposait à l'opération les médecins n'étaient pas autorisés à extraire les organes convoités.
En modifiant cette loi, tout le principe du don d'organe est modifié, le nom de cette pratique ne convient donc plus puisqu'il ne s'agit plus d'un "don", mais plutôt d'une obligation. Cela constituait en un acte de générosité et d'altruisme sans pareil. Pour au final devenir une action, presque imposée par l'Etat. Et le but recherché à savoir compenser un manque flagrant d'organes pourrait produire l'effet inverse. Puisque, en somme, notre corps nous appartient de notre vivant, et appartiendra à nos descendants une fois mort, C'est donc à eux de prendre la décision, pas à l'Etat. Or en les privant de leurs consentements, la famille du défunt peut se sentir méprisée, voir volée, et un ancien donneur se sentant contraint pourrait s'inscrire sur le registre national du refus.
  Nous avons aussi vu lors de nos sondages, et dans de récentes statistiques, que la population française était très peu renseignée sur les lois concernant le don d'organe. En 2015, seulement 13/100 de la population connaissait la loi de 1976 concernant les prélèvements. Avec cette nouvelle loi, le manque d'informations serait donc une solution immorale à la pénurie de greffe, puisque sans le savoir chaque personne, même celles opposées au don d'organe deviendraient des donneurs potentiels une fois mortes.
  Mais certains pays poussent le principe du don d'organe automatique encore plus loin. C'est notamment le cas de la Chine. Qui jusqu'au 1er Janvier 2015 prélevait la plupart du temps les organes de ses prisonniers condamnés à mort. Sans aucune possibilité de refus.
  Voilà pourquoi nous devons nous poser cette question. "Devons nous sauver des vies, même si pour cela nous devons tuer notre propre liberté ?" Car même pour le patient, le fait de recevoir un organe d'une personne non consentante, de ce fait de le priver d'un de ses droits les plus légitimes peut sérieusement le faire culpabiliser sur le fait de recevoir un organe.

La xénogreffe
  Depuis plusieurs dizaines d'années, le nombre d'organes prélevés sur des donneurs décédés est insuffisant pour tout les patients qui attendent de bénéficier d'une transplantation. Des organes humanisés provenant d'animaux deviendront peut-être une source d'organes salvateurs. Voilà pourquoi il serait intéressant d'étudier, la xénogreffe, cette pratique encore inexploitée, mais envisagée par bon nombre de scientifiques, et voir si cette opération est la création d'une chimère biologique ou simplement une modification corporelle poussée à l'extrême.
  Le sens commun attribué à l’expression modifications corporelles, sous-entend généralement la volonté individuelle d’actions sur le corps, qu’elles soient réalisées par l’individu lui-même épilation, maquillage, bodybuilding…), par une personne non affilié au corps médical piercing, tatouage, scarification…), ou par un professionnel de la santé, (chirurgie, gynoplastie...) Cependant, nous pouvons également élargir cette définition en rajoutant les démarches servant à soigner un corps malade, ou bien à remplacer une partie dysfonctionnelle, par exemple avec la mise en place de prostates ou alors le remplacement d'un organe à l'aide d'une greffe.
Ces dernières modifications interrogent l'homme sur son rapport au corps, son intégrité est rompue par l'introduction d'une relation :
- machine/homme. Dans le cas d'une prothèse, ou d'un cœur artificiel.
- homme/homme. Dans le cadre d'une allogreffe (donneur et receveur).
-homme/animal. Pour une xénogreffe.

  Ce dernier type de modification corporelle, entraine la plupart du temps des réactions excessives de la part des medias, ne serait ce que pour la transgression des barrières entre les espèces. Ainsi ébranlée, cela pourrait engendrer des risques de développement chez l'homme de maladies animales, ou d'autres problèmes liés à la différence entre les deux espèces.
La xénogreffe d'un organe, malgré les nombreux progrès techniques ne reste encore qu'un fantasme pour les scientifiques, cette pratique consiste en la transplantation d'un greffon où le donneur est d'une espèce biologique différente de celle du receveur. Pour l'homme le greffon animal idéal est celui du porc, à cause de la taille de ses organes particulièrement proche des nôtres.

  La question reste donc, vu la pénurie actuelle des organes dans le monde, avons nous le choix de nous montrer exigeants, sur l'origine de notre futur greffon, mieux vaut patienter jusqu'à l'annonce d'une possible future intervention issue d'une allogreffe, au risque d'une opération trop tardive et d'une mort précoce. Ou bien de l'acceptation d'un organe issu d'une espèce différente de la notre, de certes renoncer à des principes primaires, mais de continuer à vivre.

Acheter un organe
  Face à cette pénurie, un moyen des plus inhumains à été mis en place : le trafic d'organes. Cette pratique non légale est principalement appliquée dans les pays sous développés, et consiste à prélever des organes aux cadavres (sans le consentement de la famille) ou aux vivants (sans la garantie d'une opération sans risques) pour les revendre à des sommes astronomiques et les greffer à des riches ayant un organe dysfonctionnel. Le prix d'un rein est aux alentours de 160 000  dollars. Les pratiquants de ce trafic lucratif font donc pression sur des personnes en situation de pauvreté pour les inciter à vendre leurs organes. Des humains sont vendus comme pièces détachées pour répondre à la demande des riches malades en attente de transplantations. Ce trafic d'organes est également en plein essor dans les pays pauvres car des chirurgiens des pays riches leur promettent une qualité de vie meilleure alors que c'est tout l'inverse. Le trafique d'organes est donc un marché inégal, où seuls les riches peuvent bénéficier d'un "produit". Et emploient des procédures à l'encontre de la plupart de lois pour récupérer les organes convoités.
  En opposition au trafic d'organes ou aux dons d'organes, il existe la vente d'organes qui comme son nom l'indique consiste à vendre ses organes en toute légalité, elle est pratiquée notamment en Iran. Nous allons voir les principaux arguments des partisans et des opposants à la vente d'organe :
Partisans : Pour eux, autoriser la vente d'organes permettrait la suppression du marché noir et des vols d'organes. Selon les libertaires (partisans de la liberté absolue), l'interdiction à la vente d'organes est une atteinte à la liberté de chacun de disposer de son corps. Chaque individu a le droit d'utiliser son corps pour en tirer profit et en abuser (drogue, suicide, mutilation). Cependant cela implique que celui ci assume ses responsabilités et donc qu'il n'en fasse pas supporter le coût à la communauté par la sécurité.
  Opposants : Les arguments contre la vente d'organes sont ceux qui ont mené à son interdiction. Notamment, des questions d'éthique où les opposants considèrent que les organes ne sont pas "une marchandise comme une autre". "Leurs reins sont vendus au prix de 1000$ soit le prix d'une moto ou encore la valeur d'une télé." Voilà ce qui est affirmé! L'homme deviendrait donc une sorte de monnaie d'échange, un bien comme autre, qualifié de simple objet. L'International Transplantation Society déclarait dès 1970 que la vente d'organes d'un donneur vivant ou mort n'est en aucun cas justifiable. L'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a adopté une position similaire en disant que le corps humain et les parties de ce dernier ne peuvent pas faire l'objet de transactions commerciales.
  Nous avons donc vu qu'il est possible d'acheter des organes de façon légale et illégale. Mais dans ces deux circonstances cela nous pose un sérieux cas de conscience et de moralité. Acheter un organe abaisserai l'homme à l'état d'objet, de marchandise ne servant qu'à guérir ses propres plaies. Et surtout le fait que la greffe doit être une étape importante pour la vie du malade. Donc faire de cette phase, une opération illégale, dans des établissements ne garantissant pas les soins nécessaires, peut affecter considérablement l'état de santé du patient.