Comme nous l’avons vu précédemment, il y a différentes
sortes de rejets. Nous pensions que la religion était un des
« désavantages » mais suite à différents appels aux Porte Parole des
religions, nous avons reçu une réponse concrète. On a eu la chance de pouvoir
contacter 3 représentants, pour la religion Catholique nous avons contacté
l’Evêché de Strasbourg ; pour le Judaïsme, le Rabin de Mulhouse ; et
pour la religion Musulmane, l’Imam d’Annecy. Nous mettrons donc dans cette
sous-partie, le cours résumé de ce qu’on a pu apprendre de l’avis de la
religion suite au don d’organes.
L’Evêché de Strasbourg :
Il nous a appris que la religion catholique n’était pas
contre le don d’organes mais qu’il faut « respecter le corps du
défunt », le donneur doit être mort et ne pas donner un organe qui
pourrait lui causer des problèmes. Et que le catholicisme prêchait
l’indisponibilité du corps humain, qu’il ne faut donc pas en abuser, il nous a
cité une métaphore : «Imaginons que le corps soit une carrière de minerais
et que chacun en emprunterait un peu, au final la carrière ne se porterait pas
bien, ce serait un prélèvement qui diviserait l'accord libre ».
Nous pouvons donc en conclure que la catholique autorise le
don d’organes mais avec certaines limites et un respect du corps du donneur.
Le Rabin de Mulhouse :
Le Rabin nous a affirmé que la loi juive autorisait le don
d’un organe « si et seulement si il est absolument sûr que celui-ci
sera employés pour sauver une vie ».
« Même si la Torah (recueil sous 5 livres, qui constitu l'enseignement du Judaïsme) ordonne d’être enterré vivant, sauver la
vie de quelqu’un est très important, on ne peut laisser quelqu’un dans le
besoin ».
Par contre pour prélever un organe sur un pratiquant du
judaïsme, il faut que le cœur du donneur soit « battant », sinon la
loi juive considère que c’est un meurtre.
Nous pouvons donc en conclure que cette religion aussi
autorise le don d’organes avec également certaines conditions.
L’Imam d’Annecy :
Nous avons seulement pu contacter l’Imam d’Annecy via une
camarade de classe qui a bien voulu traduire les réponses qu’il a pu nous
fournir suite à notre demande de témoignage. Il nous a donc répondu avec de
nombreux arguments et les différentes choses à savoir si l’on veut donner un
organe en tant que Musulman pratiquant.
Il nous a tout d’abord cité un rapport à Allah (Dieu)
« Il est le créateur de tout. Il a créé l’Homme donc celui-ci lui
appartient, ce qui revient à l’idée qu’Allah est le maître du corps humain.
Cependant, l’Homme peut donner l’un de ces organes comme il peut aussi faire
une sadaqa (donner quelque chose à quelqu’un dans le besoin). L’Islam est
la religion de paix qui appelle à la fraternité et à l’entraide. Donner un
organe, c’est sauver la vie de quelqu’un et de lui permettre de continuer une
vie normale ».
Il nous a cité quelques versets qui racontaient les paroles
de plusieurs prophètes qui fessait références à l’entraide et le don. Ensuite
il nous a dit les différentes « possibilités» :
- Si au cours de sa vie, la personne a
autorisé le prélèvement de son organe, c’est qu’elle avait fait son choix et il
faut donc le respecter.
- Si la personne n’avait pas prescrit
comme quoi on peut lui prendre un organe après sa mort, c’est donc à la famille
de décider.
- Si la personne à refusé de donner un
de ses organes il est donc interdit de le faire même si la famille est d’accord.
Mais cependant il existe certains « critères » :
- Si c’est une personne vivante qui
donne un de ses organes, il ne faut pas que celui-ci lui soit vitale,
citation ; Al Baqara (sourate 2 ; 286 versets) « Ne vous jetez
pas par vos propre mains dans la destruction ».
- Si le donneur est malade, ses organes
doivent être prélevés que quand le médecin a fait le diagnostic de sa mort,
pour être sur que le don n’est pas provoqué sa mort, que ce soit d’une autre
cause (maladie…).
- Le donneur et sa famille ne doivent
demander de l’argent car ceci doit être un acte pour « l’Humanité ».
- Le corps du donneur doit être respecté
avec le plus grand soin possible car le corps est considéré comme sacré même
après la mort.
- La transplantation doit s’effectuer à
l’hôpital et avec des témoins pour être sûr qu’il y est possibilité de trafic,
d’abus… C’est considéré comme « haram » (péché).
