Tout le monde peut donner un de ses organes
après sa mort, que ce soit un mineur ou un retraité. Pour les mineurs, il faut
l'accord des parents ou des tuteurs légaux, mais si l'enfant avait parlé de son
choix, le plus souvent il est pris en compte. Cette démarche est obligatoire.
Puis, pour les majeurs, il leur suffit juste d'en parler à leurs proches ;
leurs amis ; leurs collègues … Car, en cas de décès brutal, ils peuvent être
contactés pour savoir si le défunt était pour ou contre le don d'organe. Mais
s'ils ne le savent pas, c'est aux proches de prendre la décision. Le plus
souvent, les décès sont dus à des traumatismes crâniens, des accidents
vasculaires cérébraux, ou même des arrêts cardiaques. Mais pour que les organes
soient prélevés, il faut que cette personne soit décédée à l'hôpital, car les
médecins peuvent maintenir artificiellement son activité cardiaque et sa
respiration pour préserver les organes en attendant un prélèvement possible. Le
plus souvent cela ne dure que quelques heures. La greffe permet donc de
remplacer un organe défectueux par un autre fonctionnel. Un organe est une
parie du corps qui remplit une ou plusieurs fonctions bien déterminées. Chaque
organe est essentiel au bon fonctionnement de notre organisme.
Tout d’abord, les greffes les plus pratiquées sont les
allogreffes, elles concernent les
cas où donneur et receveur font partie de la même espèce biologique.
Plus le système immunitaire du donneur et du receveur sont proches, moins il y
a possibilité de rejets de greffons (correspond au tissu ou à l’organe qui va
être ajouté ou qui va remplacer la partie malade du patient)
On ne peut pas toujours prélevés les organes après la mort,
par exemple si une personne possède une carte de donneur décède tragiquement
dans un accident de voiture et que ses organes ou tissus sont inaptes à
l’opération, aucun prélèvement ne sera réaliser. Dans 90% des cas, les organes
sont prélevés chez des personnes en état de mort encéphalique, c’est-à-dire que
le cerveau a été détruit de manière irrémédiable.
Don du vivant :
Pour effectuer un don d'organes de son vivant, il est
nécessaire de remplir les conditions suivantes : avoir un lien familial avec le
receveur, ou un lien affectif, en justifiant d'une vie commune ou d'un lien
stable d'au moins deux ans avec le receveur, être compatible, être en bonne santé et accepter le processus de don et de
greffe. Généralement, il s'agit du don d'un rein, ou d'une partie du foie.
Don post-mortem :
Le don d'organes post mortem est possible dans de rares circonstances : lors d'un décès après un traumatisme crânien, après un accident vasculaire cérébral ou après un arrêt cardiaque. Il n'existe pas de limite d'âge ou de contre-indications liées à une éventuelle maladie pour les donneurs.
Ce type de don se déroule de la façon suivante : Décès du donneur potentiel, puis vérification du registre national des refus. Si le défunt n'y est pas inscrit, les équipes médicales discutent avec la famille.
En cas d'accord un bilan sanguin et un examen des organes du donneur sont effectués. S'ensuit une attribution des organes aux receveurs compatibles suivis de prélèvements, du transport des greffons et de l'intervention chirurgicale.
En France, en 2011, il y a eu 4945 greffes de réalisées
dont 6,4 ont été faites grâce à des donneurs vivants.
Quand une personne est en état de mort encéphalique, une
assistance artificielle maintient les activités respiratoires et cardiaques
pour conserver une fonction des parties vitales et d’autres organes.