Lorsqu’une personne a besoin de se faire
greffer, il n’est pas le seul atteint par cette triste nouvelle, la
famille en est aussi affectée. Celons une ancienne loi du dons d’organes
(Caillavet de 1976) qui consiste à ce que chaque personne décédée peut
être un donneur potentiel si ses organes ou tissus ne sont pas endommagés,
l’équipe médical ayant pris en charge la personne décédée va regarder
la liste du registre national des refus. Si la personne est inscrite sur ce
registre, alors il n’y aura pas de prélèvement réaliser sur cette
personne. En revanche, si la personne n’est pas inscrite sur le registre, alors l’équipe
médical va contacter la famille du défunt pour lui demander si cette
personne était pour ou contre de donner ses organes. De plus, aujourd’hui
en France, la plupart du temps, l’entourage ignore le souhait du défunt
concernant le don d’organe et un pourcentage relativement élevé des familles
(environ 1/3) le refuse. Ceci alors que 21% des Français seraient hostiles aux
dons d’organes. Il est donc très important d’avertir sa famille sur sa
position sur ce sujet.
En 2013, 19000 personnes étaient dans
l’attente d’une greffe, ce chiffre est en hausse de 46% par rapport à
2007. Dans ce même temps, le nombre de donneur potentiels n’augmentait que de 6%
pour atteindre 3336 personnes, car les obstacles avant d’être considéré comme
donneurs sont assez nombreux.
Tout d’abord, 92% des dons viennent de
personnes décédées, d’après les statistiques de l’agence de la biomédecine. Il
n’y a que les reins et le lobe du foie que l’on peut prélever chez un donneur
vivant. De plus, en 2013 les médecins ont repéré 3336 donneurs potentiels,
mais ils n’ont eu l’accord de prélèvement des familles que dans 2237 cas. Mais
le prélèvement d’organe peut encore être refusé pour des raisons médicales
(problèmes de compatibilités, délais non respectés entre la constatation de la
mort et de la transplantation, etc.…). On est donc passé de 2237 corps
prélevables à 1627 opérés.